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LA RIVIÈRE DUMOINE

Avis aux médias

14 mai 2008 - Pour de plus amples informations sur les campagnes de la SNAP-VO ou pour toute demande d'entrevue, veuillez vous adresser à M. John McDonnell au (613) 232-7297 ou par courriel : jmcdonnell@cpaws.org.

La rivière Dumoine draine un remarquable bassin versant à l'état sauvage au sud-ouest du Québec. Elle tire sa source en pleine forêt boréale de la réserve faunique La Vérendrye pour se jeter dans la rivière des Outaouais à environ 200 kilomètres en amont de la région d’Ottawa/Gatineau.

 
Karel Van Duyse  

La Dumoine, c'est :

  • La dernière rivière sauvage dans le sud du Québec sans barrage hydroélectrique;

  • La plus grande superficie de forêt boréale méridionale non fragmentée au Québec;

  • Une rivière renommée pour son importance récréotouristique;

  • Un corridor naturel significatif d'une importance considérable qui défend un lien écologique entre la réserve faunique de La Vérendrye au nord du parc Algonquin, lui-même lié au corridor Algonquin-Adirondacks (A2A), et les Appalaches au sud.

La SNAP-Vallée de l’Outaouais met tout en oeuvre pour s’assurer qu’une aire protégée soit créée dans la majeure partie des 4 400 km du bassin versant de la rivière Dumoine et que les opérations forestières qui prennent place dans la partie restante du bassin versant soient reconnues par la Forest Stewardship Council (FSC).

Les activités industrielles menacent la Dumoine

Le territoire du bassin versant est alloué aux compagnies forestières par des contrats de coupe industrielle. L'exploration minière, bien que n'ayant pas encore atteint la Dumoine, continue son expansion dans la région, sans compter l'expansion des routes. De plus, Hydro Québec a identifié la rivière Dumoine comme site potentiel pour un barrage hydroélectrique. Ces activités ont déjà endommagé chacun des autres bassins versants de la région.

L'opportunité de créer une grande aire protégée dans ce bassin se présente dès maintenant sous la Stratégie québécoise sur les aires protégées (SQAP). La section de la vallée de l'Outaouais de la SNAP a des objectifs concrets de protection à long terme du bassin et son expertise se base sur des travaux de terrain et de solides expériences de protection du territoire dans l'ouest du Québec et l'est de l'Ontario. La protection de la Dumoine est une priorité pour la SNAP.

HISTORIQUE DE LA DUMOINE

Il y a longtemps, Wiskedjak, un personnage important des légendes Algonquines, arriva par hasard au « Kiwegoam » ou « Lac du retour » (Lac Dumoine). En s’éloignant, il trouva une bosse, haute, une montagne qui ressemblait à une habitation de castor. Et Wiskedjak attendit de chasser le castor géant qui vivait ici. Il décida de laisser l’eau s’écouler (Lac Dumoine). Pendant que l’eau s’écoulait Wiskedjak fit une sieste. À son réveil, il ne trouva pas le castor et pensait qu’il avait suivi l’eau qui s’écoulait et qu’il avait quitté le lac. Il suivit donc le castor. Il passa par la rivière Coulonge, le Lac Pembroke et arriva aux chutes Calumet. Mais il ne trouva rien. Il fit demi-tour et suivit ses propres traces pensant que ça le mènerait au castor. Finalement, après de nombreux aller-retour, Wiskedjak abandonna. Néanmoins, ses efforts ont porté à contribution : l’écoulement du Lac Dumoine avait créé la rivière Dumoine.

Depuis, la rivière Dumoine a développé une relation forte et inséparable avec les humains. C’est l’histoire de la rivière Dumoine, de sa naissance jusqu'à aujourd’hui.

La Dumoine, une histoire à découvrir :

En des temps immémoriaux, la nature a lentement sculpté des rivières et des lacs dans les roches du Bouclier canadien pendant la dernière période glacière. La rivière Dumoine en fait partie.

Suivant un axe nord-sud, chaque année, au moment du printemps, la rivière Dumoine permet d’évacuer l’eau du nord par la rivière Ottawa jusqu'à l’océan Atlantique. Ce cycle assure le nettoyage de notre Terre. Elle fournit également la nourriture à toutes les formes de vie qu’on y trouve. De même, la forêt boréale se développe. Une grande variété d’animaux habite cette riche forêt ancienne, comme l’ours noir et l’élan, parmi ses merveilleux arbres comme le sapin noir, le pin blanc et rouge, le cèdre blanc et le bouleau blanc et jaune. Les érables occupent une partie importante de la forêt quand on descend la rivière vers le sud. La forêt régénère l’air de la terre pour qu’elle respire.

Les Algonquiens arrivèrent environ 10 000 ans plus tôt. Ils migrèrent du nord du Bouclier canadien et se dirigèrent lentement vers les territoires du sud. Ils arrivèrent dans la région de l’Abitibi-Témiscamingue et découvrirent la rivière Dumoine et ils lui donnèrent le nom de « Aginagwasi Sipi ». Cette rencontre donna un nouveau rôle à la rivière : porter les Algonquiens sur leurs canoës et les faire naviguer du nord au sud de la rivière. Rapidement, la rivière Dumoine fût reconnue comme l’une des voies de communication les plus rapides et les plus importantes pour rejoindre la région intérieure depuis la rivière Ottawa. Les archéologues ont trouvé le long de la rivière des preuves qui laissent penser qu’il y avait des campements. La preuve soutient le fait qu’il y avait beaucoup de gens qui voyageaient sur toute la rivière, ce qui indique que c’était bien une importante voie de communication. Avec les rivières qui les transportaient, les gens qui vivaient ici ont rapidement développé un réseau de communication longue distance incluant l’échange d’idées technologiques et de marchandises, la formation d’alliances ainsi que le partage des traditions et la de sagesse.

Au cours de ces dix milles ans, une civilisation est née. La Dumoine a été témoin de tout : des guerres de possession, la progression d’épidémies. Néanmoins, cette civilisation était restée bien vivante grâce à sa riche tradition orale qui implique un grand respect de la Nature. 

Sans aucun doute, l’eau, de toutes origines, est devenue un élément critique et complexe dans la connaissance de cette civilisation, ou des Premières Nations auxquelles nous faisons référence aujourd’hui.

Les gens qui restaient dans le secteur sont les « Anishinabeg » ou désignés plus tard par les Jésuites comme les Algonquins. Ils ont adopté un style de vie nomade en fonction de la moisson des ressources saisonnières. Dans leur rythme de vie, l’hiver était la saison essentielle pour la chasse au gros gibier, et l’été était le meilleur temps pour les réunions et les célébrations. 

On retrouve plus de 93 sites archéologiques près de la rivière Dumoine et il en reste plusieurs à découvrir. Terre de légendes traditionnelles et de notre histoire, le bassin versant de la rivière Dumoine témoigne d’un riche passé entre les Autochtones, les nouveaux arrivés de l’Europe et nous. Et il reste tellement à découvrir. 

Aidez-nous à partager cette histoire aux générations futures!

VOS APPUIS

Au cours des dernières années, les appuis pour la protection de la rivière Dumoine n’ont fait qu’augmenter et la SNAP propose la création d’une grande aire protégée couvrant la majorité du bassin versant et de travailler à changer les pratiques forestières (certification FSC) sur le restant du bassin versant. 

Vous pouvez trouver plus d’information sur la proposition de  la SNAP et l’état de la situation en allant voir la section des références (ci-dessous).

Les citoyens et acteurs concernés travaillent à la protection de cette merveille du sud du Québec depuis plus de 75 ans. Au printemps dernier, plus de 3 000 cartes postales ont été déposées au gouvernement du Québec pour appuyer sa protection. En faites-vous partie?

Cette page est la vôtre, ajoutez votre voix en envoyant une phrase, votre nom, organisation et adresse par courriel à jmcdonnell@cpaws.org pour être inscrit sur cette page.

Pour de plus amples renseignements sur la campagne de la rivière Dumoine ou pour vous impliquer, s’il vous plaît communiquer avec Jay Morrison - président du Comité à jaymorrison@rogers.com ou par téléphone au (613) 731-0336.

AGISSEZ!

Une action pour la protection du bassin versant de la Dumoine durant les vacances de Pâques

Les promesses s'accumulent en ce qui concerne l'atteinte du minimum de 8 % de territoires protégés et pourtant, le gouvernement du Québec n'a pas bougé depuis février 2007.

Il existe néanmoins des sites où la majorité des acteurs s'entendent à le protéger et le gouvernement ne fait rien. Certain en parle même comme un parc national…C'est le cas de la Dumoine. Rappelez à la Ministre Beauchamp votre appui pour créer de grandes aires protégées au sud du Québec.

  • Protégeons ensemble notre territoire public. Envoyez un courriel à la ministre en cliquant ici.

Références :

février 2006

juillet 2005

août 2004