Autrefois, le loup de l’Est occupait l’est de l’Amérique du Nord jusqu’aux Grands Lacs. Pendant plus d’un siècle, les tentatives pour exterminer les loups de façon intentionnelle à l’intérieur de leur territoire ont eu raison et les loups de l’Est ont perdu leur habitat naturel. Ils ont été éliminés de la plus grande partie des régions qu’ils habitaient et aujourd’hui, ils n’occupent qu’une mince bande encore mal définie qui s’étend du golfe du Saint-Laurent au sud du Manitoba. Toutefois, on peut apercevoir à l’occasion des loups aussi loin qu’au sud des parcs Algonquin et de la Gatineau.
En 2004, la SNAP-VO a joué un rôle important dans l’établissement d’une zone tampon comprise entre les 39 municipalités qui entourent le parc Algonquin, où la chasse aux loups et aux coyotes est interdite. Avant cette année-là, les loups étaient souvent chassés, traqués et piégés lorsqu’ils s’aventuraient hors des limites du parc.
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Les gouvernements fédéral et de l’Ontario ont désigné le loup de l’Est comme étant une espèce préoccupante. La Loi sur les espèces en péril au Canada réclame donc que le ministre fédéral prépare un plan directeur sur les loups de l’Est pour mai 2008 qui inclut des mesures pour la conservation des espèces et leur habitat, avec le concours de chaque province et territoire dans lequel on retrouve ces espèces.
La Stratégie pour sauvegarder le loup en Ontario a été adoptée en juin 2005 et représente un premier pas vers la conservation des loups dans la province. Malheureusement, la Stratégie ne procure pas une protection adéquate, en particulier pour le loup de l’Est, qui demeure la proie des chasseurs à peu près partout sur son territoire.
En octobre 2006, le commissaire à l'environnement de l'Ontario a insisté sur le fait que la Stratégie « ne constitue pas le plan directeur exigé par la Loi fédérale sur les espèces en péril » et a rappelé au ministère des Richesses naturelles l’urgence de considérer « les besoins en matière de gestion des loups de l’Est comme ceux d’une espèce en péril ».
En 2005, le ministre des Richesses naturelles a promis l’établissement d’un comité consultatif sur les loups afin d’évaluer au fur et à mesure de sa disponibilité toute information additionnelle. Seulement, ce comité n’a jamais été mis en place.
Voici, selon la SNAP-VO, les mesures que le gouvernement devrait prendre :
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Établir immédiatement un comité consultatif permanent sur les loups.
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Appliquer sur-le-champ l’interdiction de tuer les loups gris et les loups de l’Est dans tous les parcs provinciaux et les réserves fauniques.
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Appliquer sur-le-champ l’interdiction de tuer les loups de l’Est dans leur habitat actuel et historique (par exemple, dans le corridor Algonquin-Adirondacks, qui représente une zone idéale pour le rétablissement de l'espèce).
- Élaborer une stratégie provinciale de conservation en vue de stabiliser et augmenter le nombre de loups de l’Est.
Pour de plus amples renseignements sur la campagne du loup de l'Est ou pour vous impliquer, s’il vous plaît communiquer avec Marc Gravel - président du comité à algonquinpp@gmail.com.
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Documents :
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Document d'information sur la protection
des loups en Ontario - Ministère
des Richesses Naturelles
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Stratégie pour la conservation des loups
en Ontario- Ministère des
Richesses Naturelles
- Que fait l'Ontario pour aider à la conservation des populations de loups ? - Ministère des Richesses Naturelles


